Le réflexe optimiste #1 – Le pouvoir des 5 gemmes

Non, on ne va pas parler de litho-thérapie ou de pierres précieuses. À vrai dire, on ne va même pas pas parler de gemmes non plus, hihihi. On va plutôt aborder la notion du  "J'AIME" au service de notre bien-être mental et émotionnel !

Sélectionneurs d'opinions

Les réseaux sociaux nous poussent à donner notre avis et nos opinions sur toutes sortes de choses. Ils nous poussent à commenter et sont pensés pour qu'on y prenne du plaisir, pour que ça nous rende addict.
Mais, plus facile encore que de partager son commentaire, il y a
le clic. Le clic sur "like", "j'aime", sur un coeur ou encore une étoile. Rien de plus simple et d'aussi rapide. L'information plonge à la vitesse de la fibre pour rejoindre le Grand Flux de Datas qui composent le cerveau numérique de Facebook, Google, Amazon ou autre. Et ce cerveau numérique, hé bien il sait ce qu'on aime, il sait ce qui nous fait vibrer ou ce qui attise notre curiosité.
Ainsi, il pourra faire remonter ces informations à la surface et les utiliser pour nous vendre tout un tas de choses ciblées sur nos goûts ou diffuser les annonces de ceux qui ont des choses à nous vendre.

Par cette action du clic, nous informons les différents cerveaux numériques du web de ce qui est important pour nous.

Gardez cette idée en tête pour la suite, elle sera intéressante à mettre en perspective avec le fonctionnement de notre propre cerveau.

Le programme "survie"

Notre cerveau est programmé pour survivre.

Basiquement, il cherche à éviter la douleur et nous pousse vers le plaisir. Ces deux informations ayant pour but de nous conduire vers des comportements qui nous permettrons de survivre.

Sauf que, ces deux mécanismes fondamentaux ne se situent pas sur un pied d'égalité : l'évitement de la douleur est très généralement plus actif et plus présent que la recherche du plaisir. Et comme le cerveau construit ses réseaux neuronaux par la répétition et l'intensité émotionnelle, un être humain peut facilement se retrouver avec une pensée compulsive à tendance "inquiétude". La machine prend alors l'habitude de remettre en question nos choix, nos comportements, ceux des autres, mais aussi de questionner le futur et le sort qu'il peut nous réserver. On se demande si les choix que l'on a fait étaient les bons. Bref, le mode survie fonctionne à merveille !

En soi, ce mécanisme est utile et assurément vital, mais pas toujours adapté à nos modes de vie. Et parfois même complètement contre productif et néfaste quand on a tellement pris l'habitude de regarder les zones d'ombres qu'on ne voit plus la lumière ambiante.

Chez les bouddhistes, il existe des formes de méditation dans lesquels le méditant s'efforce d'orienter son attention sur l'empathie, le pardon, la bienveillance, l'acceptation, comme moyen d'éducation du cerveau. Et la répétition de ce travail va permettre de modeler un esprit de plus en plus vertueux.

Car oui, si il y a une chose importante à retenir ici (en tout cas, c'est celle qui nous intéresse dans cet article), c'est que la plasticité de notre cerveau nous permet de contre-balancer la tendance à se focaliser sur la douleur et les dangers, en l'éduquant pour le rendre plus adapté à une vie moderne en société, relativement sécurisée, où l'hostilité de la jungle et de ses bêtes sauvages est tout de même assez éloignée.
Alors, non seulement la plasticité de notre cerveau nous permet de l'éduquer, mais c'est aussi notre responsabilité de le faire, si on aspire à flirter plus régulièrement avec ce qu'on appelle le bonheur (le bonheur est la tendance à voir garder la joie à la surface de notre conscience).

Nourrir la Big Data de notre cerveau

Un peu comme on va nourrir la banque de données de Facebook ou Instagram en cliquant sur "j'aime", voici ce que je vous propose dans l'exercice du jour :

Répertorier et valoriser les J'AIME de votre vie pour que votre cerveau les considère comme une information importante sur laquelle il lui est demandé de s'attarder.

En gros, par la répétition de cette petite routine, on entraîne notre cerveau à l'optimisme :). On lui demande de prendre l'habitude de se souvenir des moments de joie.

Sans aller (tout de suite) dans la rigueur que pourrait s'imposer un grand méditant bouddhiste, l'idée est d'amorcer une auto-discipline qui va favoriser la création de nouvelles connexions neuronales.

Voici l'exercice !

1. C'est la fin de la journée, vous allez vous coucher (ou alors vous venez de finir de lire cet article et vous souhaitez nourrir votre mental de good vibes)

2. Refaites le tour de votre journée mentalement (ce qui améliore naturellement la mémoire auto-biographique)

3. Trouvez 5 événements, 5 moments (petits ou grands, longs ou courts) que vous avez aimé. Un peu comme si vous faisiez le tour du fil  d'actualité d'un réseau social et que vous vouliez liker 5 éléments agréables/positifs/remarquables, sauf que vous faites le tour du fil de votre journée :).

4. Si vous souhaitez prendre le temps, plongez un peu plus dans chacun de ces souvenirs pour vraiment profiter de chaque détail savoureux de l'expérience. Autrement passez au suivant en vous contentant du plaisir d'avoir simplement mis le doigt sur ce souvenir :).

5. Profitez du moment

Notes & conclusions

  • Le moment avant de s'endormir semble particulièrement propice et bienvenu pour un exercice comme celui là. Des études indiquent que le cerveau a tendance à mémoriser plus facilement les dernières informations qu'il a eu avant de s'endormir (références à venir).
  • Faire l'effort de rappeler à sa mémoire les souvenirs de la journée améliore notre mémoire auto-biographique (le souvenir de notre vie).
  • L'émotion agit comme une colle dans le cerveau, elle favorise la mémorisation.
  • Si vous ne trouvez que 3 j'aime, c'est bien aussi.
  • Si vous voulez aller jusqu'à 10 j'aime, faites vous plaisir !
  • Si vous souhaitez le faire par écrit c'est aussi une excellente idée. Ecrire engage d'autant plus le cerveau ainsi que la mémoire du corps : on compile 😉 !
  • Dans tous les cas, prenez le temps, pas de pression. C'est un petit moment à vous.
  • Beaucoup d'enfants le font naturellement avant de s'endormir.

Cet exercice est dans la lignée de tout plein d'autres petites habitudes qui peuvent constituer la mise en place d'une certaine hygiène de vie émotionnelle et mentale. Notre cerveau est une machine à habitude et une machine à apprendre, faites en un allié, la patience et la discipline paient :).

Auteur de l'image d'en-tête : Lalanice
Lien vers son DeviantArt : https://www.deviantart.com/lalanice/art/Bottle-5Element-763516613
Tous les droits lui sont réservés.

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À propos de l'auteur

Fondateur de ZenLab, Coach et Hypnothérapeute. J'ai créé et pensé ce blog comme étant l'extension de mon travail en cabinet auprès de mes clients. Il sera le terreau fertile pour de nouvelles explorations et un rassemblement d'informations et d'exercices utiles pour continuer à progresser dans l'autonomie.

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